Mission HBK accomplie !

14 March 2007

Comme prévu, Hubert Ben Kemoun (prononcez « Keumon » svp!) est passé par ici le 1er mars. Avec un trac assumé, il s’est prêté au jeu de la rencontre avec plusieurs classes. Au début de chaque séance, il a donné le ton: « Eh! Si vous me donnez un peu, je vous donne un peu…Si vous me donnez beaucoup, je vous donne beaucoup! ».

Les interpellant chaleureusement d’un « mon fils » ou « ma fille » ( faisant partie de ses tics de langage comme il dit), et les incitant à poser leurs questions « sans regarder la feuille », il leur a transmis sa passion de l’écriture : « J’écris depuis le CP, grâce à mon institutrice… », et a rappelé l’importance de l’écriture dans la vie de tous les jours: « Si tu sais écrire une lettre… d’amour, ou pour un travail…tu obtiens ce que tu veux ». Lui, quand il écrit, c’est lui qui commande, il est tout-puissant, il décide de tout, de la pluie et du beau temps ! C’est cette liberté qui lui plait dans la maitrise de l’écriture…

Un temps d’échanges pour réfléchir, s’interroger et découvrir un auteur plein de contrastes, à la fois secret et exubérant, tendre et autoritaire, sérieux et drôle, féminin et masculin, comédien (quand il raconte ses histoires) et charmeur assurément.

Il a laissé son parfum d’épice, comme une envie de lire, lire, lire…car les enfants sont repassés par là le lendemain, le surlendemain…Il y aura bien un effet Ben Kemoun comme il y eut un effet Susie Morgenstern !

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Interview …pour de vrai pour de faux… d’Hubert Ben Kemoun

27 February 2007

- Bonjour Mr Ben Kemoun ! Et bienvenue à la Médiathèque de Romans ! Nous sommes très heureux d’accueillir un auteur aussi talentueux et renommé que vous…Vous avez écrit plus d’une centaine de livres, c’est impressionnant…Mais vous avez quand même un nom prédestiné, Hubert Ben Kemoun, ça sonne bien pour un écrivain…d’où vient-il ce beau nom ?

- De l’autre côté de la Méditerranée…je suis né en Algérie, à Sidi-Bel-Abbès, mon nom veut dire “Fils du cumin” (ben,fils; kemoun, cumin) Mais je vis en France depuis longtemps, j’ai grandi à Nantes et j’y habite toujours…

- C’est donc à Nantes que vous écrivez tous vos livres…racontez

 nous comment vous êtes devenu écrivain, est-ce que vous en rêviez tout petit déjà ?

-Non pas du tout, je faisais de la musique, et je rêvais d’être une rock star!!! ou encore champion de foot ! Mais je ne courais pas assez vite… Par contre, j’écrivais des chansons, c’est comme cela que j’ai commencé à écrire des pièces de théâtre, des feuilletons pour la radio, des scénarios pour la télévision, des spectacles pour les enfants et des comédies musica les…Un jour, à la fin d’un spectacle, un monsieur, éditeur, m’a demandé si j’avais des histoires à lui proposer…Cette rencontre m’a permis de faire mon premier livre, ” Je vous aime”.

- Et après vous n’avez pas cessé d’écrire , des romans, mais aussi des al- bums, des polars, des documentaires… pour les petits et les grands! Cela vous occupe du matin au soir ?

- J’ écris beaucoup c’est vrai, d’abord pour mon plaisir, j’adore jongler avec les mots, les intrigues…Mais j’ai aussi un autre travail, un métier que j’ai choisi et que j’aime, je travaille auprès d’enfants handicapés… Je passe donc au moins une heure par jour à écrire, je fais beaucoup de brouillons…

- Elle vient comment l’inspiration ?

- Il faut être curieux, gourmand de la vie, être passionné par des choses par exemple moi j’adore les grandes villes, elles m’inspirent, les spec- tacles aussi que je vais voir me donnent des idées, il faut regarder autour de soi, avoir des relations avec les autres,..en fait je suis un grand voleur d’idées !!! que je pique même aux enfants!

- Comment procédez-vous pour écrire vos histoires ?

- Je suis devenu un grand collectionneur de mots et d’idées…( après avoir collectionné les timbres et les porte-clefs quand j’étais enfant!)… Cela nourrit mon imagination, en principe je cherche d’abord la fin d’une histoire et après je peux trouver le début et écrire… Et là c’est moi l’auteur qui décide de tout, je suis le maître du temps qu’il fait, de l’époque à laquelle on vit, c’est génial, dans les livres tout est possible…Je doute souvent lorsque j’écris, alors je réfléchis et j’imagine des solutions… D’ailleurs j’ai horreur des personnes qui ont un avis sur tout, qui savent tout mieux que tout le monde, qui ne doutent jamais!

- Que ressentez-vous lorsque vous imaginez une histoire ?

- J’ai l’impression de la vivre, vous savez, on écrit pour avoir des émo- tions, c’est un bon moyen de vivre des aventures qu’on n’a pas vécu!

- Quels sont les sujets de vos livres ?

- Certains de mes livres parlent de la vie, comme la série des Nico, d’autres sont des aventures fantastiques comme la série Samuel… Ils parlent aussi d’amour et de la mort…

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Rencontre avec Hubert Ben Kemoun

23 February 2007

Hubert Ben Kemoun connu et reconnu dans le monde de la littérature jeunesse, viendra rencontrer ses lecteurs dans les Médiathèques de Romans le 1er, 2 et 3 mars prochains.

Des classes de CE1, CE2 et CM1 ont rendez-vous avec lui le jeudi 1er mars à la Médiathèque Monnaie. Après avoir découvert ses histoires sensibles (Série des Nico) et ses aventures trépidantes (Série des Samuel), les enfants ont hâte de voir et d’entendre l’auteur en chair et en os! Pour les faire patienter, nous avons réalisé une interview… pour de rire, notre spécialité réservée à chaque invité! Vous aurez le plaisir de la lire prochainement.
Le vendredi 2 mars, la Médiathèque Simone de Beauvoir accueillera d’autres classes primaires en présence d’HBK, qui se prêtera à une séance de dédicaces dès 17h00, en présence de la librairie des Cordeliers. Suite et fin des rencontres le samedi matin à la Médiathèque Simone de Beauvoir.

Valérie

Parmi les nombreux romans lus, nous avons aimé:

Un monstre dans la peau (Fantastique/Samuel – nathan poche)

A l’école, c’est la mode des tatouages.On trouve dans les paquets de céréales des fleurs, des dinosaures, des dragons, des chanteurs etc…à se tatouer. Mais personne n’a encore eu le Grand Cobra Magique! Il est unique! C’est Samuel qui le découvre un matin dans son paquet de céréales…Voilà son épaule tatouée! Mais le soir-même, Samuel a de la fièvre, il tente de gratter son tatouage qui lui paraît de plus en plus vivant…

La chasse à l’ombre (Fantastique/Samuel – nathan poche)

Un jour, Samuel et son copain Lionel partent explorer un nouveau territoire, une fabri- que de verre qui va être démolie pour construire un parc de loisirs. Les enfants déci- dent d’explorer la mine et arrivent dans une grotte où ils découvrent des écrits sur les parois: ce sont des messages d’adieu des anciens mineurs…Samuel écrit à son tour son prénom et celui de son ami. De retour à l’extérieur, Lionel s’aperçoit que Samuel a perdu…son ombre!Par quel mystère?

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L’épouvantail qui voulait voyager … le paradis !

24 January 2007
Quelle est cette étrange silhouette ?
Un vieux chapeau, deux grands bras ouverts, deux yeux lointains…
Une veste rouge, deux vieilles bottes en caoutchouc trouées, quelques morceaux d’assiettes brisées pour ses dents.
Est-ce un homme, un fantôme, une marionnette…
Eh non c’est un épouvantail ! ! !
Il y a bien longtemps tous les oiseaux le craignaient.
Maintenant il n’effraie plus personne, de vraies larmes coulent sur son visage rouillé.
« je n’ai pas d’amis, je suis vieux, très vieux, j’aimerais tellement voyager de l’autre côté de la colline. »
Les pies, les mésanges, les chardonnerets, les loriots décident d’emmener leur épouvantail préféré.
Ils volent ainsi des heures…
Et tout à coup son cœur se met à faire des bing bang boum.
Quel beau voyage !
Texte poétique aux illustrations douces.

Danielle

Références :

L’épouvantail qui voulait voyager de Hubert Ben Kemoun - Les albums du père castor
Vous trouverez cet album à la médiathèque Monnaie à la cote A BEN, secteur jeunesse

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L’oeuf du coq … le paradis

28 November 2006

Au zoo c’est le remue-ménage depuis l’arrivée de Monsieur le Coq ! Celui-ci a décidé d’enseigner aux animaux le « pur français », car dit-il « Une langue n’a nul besoin des autres langues ! ». Il déclare donc que les mots étrangers sont interdits. La conversation qui s’ensuit finit par manquer de mots…
Plus question d’être « maboul » (arabe), ou « drôle » (hollandais), de faire le « clown » (anglais), d’avoir un « camarade » (italien), de boire du « cacao » (espagnol), ou un « thé » (Asie), de manger des “croissants” (allemand) ou des “cornflakes” (anglais)…etc. Que faut-il manger alors au petit-déjeuner ? Un oeuf ? Oui! Voilà du pur français! Le lion, affamé, demande au coq de lui pondre un oeuf. Ce dernier crie au “scandale” (hébreu), qui sera d’ailleurs son dernier mot! Quel festin (italien) de mots à lire dans cet album!

Saviez-vous que vous parliez un peu italien, turc, anglais, arabe, espagnol, allemand…?
Eh oui, les mots ont voyagé, voyagent encore, les langues sont vivantes et “le jour où elles se fixent, elles meurent” (Victor Hugo). Tout un monde dans la langue française!

Valérie

Références :
L’Oeuf du coq, de Hubert Ben Kemoun, ill.par Bruno Heitz - Casterman, les petits Duculot
Vous trouverez cet album à la Médiathèque Monnaie à la cote R BEN , secteur jeunesse

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