Archive pour la catégorie 'Jargon du bibliothécaire'

Le jargon du bilbiothècaire, la politique d’acquisition

Thursday 31 January 2008

La politique ? A la mode aujourd’hui ! Dans les médiathèques, aussi, on parle de politique Mais attention, notre politique à nous, concerne les acquisitions, c ‘est à dire, les achats de documents. On définit ainsi une politique d’acquisitions, c’est à dire :
-on se documente sur l’édition
-on réfléchit aux publics qui fréquentent ou non la médiathèque
-on associe des partenaires ou des experts pour les ouvrages spécialisés
-on fait des choix réfléchis car les budgets ne sont pas extensibles
-on vise l’encyclopédisme -on pense déherbage
-on évalue les collections à partir des statistiques des prêts.

Pour ne rien vous cacher, comme la politique, c’est un sujet pour lequel les discussions vont bon train, quelques fois on s’emballe, on s’emporte, on est loin de tomber toujours d’accord.

Faut-il acheter plusieurs exemplaires d’un même livre (victime de son succès, gloire éphémère), faut-il acheter les séries que l’on trouve en grandes surfaces (connues de tous oui mais nous on doit faire découvrir), faut-il acheter tous les prix littéraires, faut-il acheter des livres d’amour (oui mais bon, c’est pas avec ça qu’on contribue à la formation du citoyen), faut-il lire tout cer qu’on achète, faut-il acheter ce que les usagers nous demandent ???????????????????????????

Et les réponses, on les trouve dans la Charte des Collections, c’est à dire un document écrit qui permet de répondre aux questions, de les éviter puisqu’il fixe les règles d’acquisitions.
Et le tour est joué.

Cette année, enfin au cours de l ‘année 2007, on a désherbé les romans pour les enfants et acheté de nouvelles collections, collections que les enfants nous ont demandées , qu’on achetait pas car on les trouvait trop cucul, tournées autour d’un même héros pas génial, présentes dans toutes les grandes surfaces, tape à l’oeil, d’auteurs inconnus (voir pas de vrais auteurs), des histoires sans intérêt pour nous quoi !

Et les statistiques de prêts ont parlé : en 2007, le prêt de romans jeunesse a augmenté de 50% !!!! Alors, on s’est dit que notre choix était le bon, que les livres qu’on avait achetés sortaient, étaient empruntés par nos petits lecteurs ravis de trouver à la médiathèque des séries qu’ils connaissent, qui font partie de leur univers, qui montrent qu’ils ont leur place à la médiathèque, qu ‘elles est faite pour eux.

Odile

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Le jargon du bibliothécaire, le livre

Thursday 13 September 2007

J’ouvre le livre « le métier de bibliothécaire » à la recherche d’un beau mot pour le jargon du bibliothécaire. Je feuillette, je farfouille pour trouver la perle rare et là que vois-je ? Que vois-je ? Je vous le demande ! La définition du mot « livre » et là j’en chute par terre, et les bras m’en tombent !
Dix sept ans dans le métier et j’apprends juste aujourd’hui ce qu’est un livre ! Mais suis-je la seule dans ce cas là… aussitôt je me tourne vers mes collègues et je demande une réunion d’urgence pour lever ce doute. Je pose la question « vous savez ce qu’est un livre ? » et je sens dans leurs regards une réelle pitié pour moi. Lionel ouvre grand les yeux l’air désespéré… mais quand je leur lis la définition exacte, tout comme moi, auparavant, ils en tombent par terre… voilà un début de semaine fracassant ! ! !

Sachez, chers lecteurs qu’un livre est « un document formé par l’assemblage de plus de 48 pages constituant une unité bibliographique ». Alors je pose la question, comment s’appelle un ouvrage qui a moins de 48 pages ? Je pense aux livres d’artistes, aux albums, à certains documentaires ? Et si vous avez la réponse nous sommes tout ouïe ! ! !

Ariane 

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Le jargon du bibliothéquaire, la dation

Friday 20 July 2007

C’est un jour d’ouverture au public, je tairai la date et l’heure afin de protéger de l’anonymat la personne concernée dans cette note, qui relate avec force et réalité la véracité de cette rencontre.
Il est 16 heures 21. Ça n’a aucune importance l’heure qu’il est, mais je souhaite être le plus précise possible.
Notre homme arrive à la banque de prêt, les bras chargés d’ouvrages d’arts et à cela s’ajoute un sac de sport rempli de BD, et un autre sac à provisions sur roulettes d’où débordent des romans.

« Bonjour Monsieur… eh bien dites donc, vous êtes un gourmand ! ! ! » « Ne m’en parlez pas, j’ai 7 enfants, tous accrocs à la BD, une femme qui ne regarde jamais la télé… alors faut les approvisionner ! Mais attendez deux minutes, j’ai le sac de belle-maman a récupérer dans les romans… je reviens. »
Ce gentil monsieur, un peu débordé par les évènements me dépose ses cartes… en tout j’en compte 14 ! Il avait oublié de me parler de ses gendres, de sa belle-fille, et de beau-papa ! Je passe la première carte devant la scannette. Le message rouge s’affiche « ce lecteur a reçu X rappels », je passe la deuxième, le même message s’affiche et ainsi de suite jusqu’à la dernière carte. Tant de rappels pour une seule et même famille, ça me fait mal au cœur… Comment vais-je pouvoir lui annoncer qu’il doit en tout et pour tout la somme de 63 euros ! Je rajoute à cela, les réabonnements des cartes, qu’il faut impérativement refaire aujourd’hui (onze personnes adultes, extérieur CCPR, 352 euros), le total me fait froid dans le dos, il va lui falloir faire un chèque de 415 euros ! Je viens de passer dans la quatrième dimension, mais où est donc Rod Serling ?

Le monsieur revient et je le tiens au courant de la très critique situation dans laquelle il se trouve ! Il reste très courtois et me propose un deal. (j’utilise sciemment ce terme familier pour que vous puissiez tous comprendre), car en fait, ce gentil monsieur me propose d’effectuer une dation en paiement. Comme il n’a pas la moindre piécette dans son porte-monnaie, ni carte de crédit, ni chéquier, il me propose un petit Magritte (une toile inconnue de 2 cm de côté mais expertisée comme authentique) afin de s’acquitter de sa dette. Par chance elle est actuellement dans le fond de son baise en ville, bien à l’abris dans du papier bulle. Après avoir obtenu l’aval de mon supérieur, l’affaire est conclue et le petit tableau rejoint le fonds minuscule de notre artothèque .

Cela vous donne des idées ? Dois-je vous avouer que ce texte est une pure fiction ! ! ! Je suis désolée ! Et concernant vos amendes… faudra les payer !

Ariane

Dation en paiement : Moyen particulier de paiement d’une dette, au moyen de quelque chose d’autre que ce qui est dû , par un don d’oeuvre d’art, livres, objets de collection, etc. - Le métier de Bibliothécaire. Ed Cercle de la Librairie.

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Le jargon du bibliothècaire : le magasin

Tuesday 19 June 2007

J’arrive un matin, en pleine forme. J’ouvre la porte donnant accès aux bureaux. En face de moi, ma collègue Jacotte, radieuse toute habillée de couleurs estivales. On discute un moment, histoire de tous se dire bonjour puis, jacotte lance à la cantonade « qui vient avec moi au magasin ? ».
Personne ne dit rien, alors je me lance… « ben moi je veux bien ? ! Mais tu crois qu’on peut pendant les heures de boulot ? » « Eh bien, évidemment, ça fait partie de notre job ! ! ! « Alors là, je tombe des nues, comment ? Voilà 18 ans que je bosse ici et j’apprend seulement aujourd’hui que faire les boutiques fait partie de nos attributions ? !

Ben mince alors… On monte en voiture, il nous faut regagner le centre ville, car il faut l’avouer, la Monnaie côté boutique, c’est pas ça ! Donc, direction un parking. Jacotte se gare. « Nous commençons par la galerie marchande ? » Ose-je demander. Ma collègue me regarde éberluée « De quoi parles-tu Ariane ? Nous allons directement à la Médiathèque ! »
Et nous voilà dans l’ascenseur qui monte vers les bureaux de nos collègues de Simone de Beauvoir. Je me sens troublée, et je commence à comprendre mon erreur… Quand Jacotte a parlé de magasin, elle voulait dire « le magasin », là où l’on range les livres qui ne sont pas en accès direct… Mais quelle imbécile je fais !

Ariane 

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Réservation, embarquement immédiat !

Friday 15 June 2007

Réservez votre billet pour le vol Romans toutes destinations ! Pardon. Réservez votre roman préféré pour vous envoler avec les mots.

Au sein de nos médiathèques, nous avons un service à disposition des lecteurs que nous appelons “réservation”. A la Monnaie, je suis chargée de ce voyage, et croyez moi, ce n’est pas du vagabondage !
Quand un lecteur souhaite un livre qui n’est pas disponible en rayon, il a le loisir de le réserver pour être certain de l’avoir le plus rapidement possible. Cette opération nécessite de la vigilance, il faut s’assurer qu’il n’est disponible dans aucune des deux médiathèques, que les renseignements sont correctement inscrits et que l’information circule bien entre les deux structures.

Je suis aussi l’hôtesse qui réceptionne la navette ! Qu’est-ce que la navette ?
Non, cela n’a rien d’aérodynamique. C’est tout simplement une caisse de livres qui circule non pas dans les airs, mais sur terre et en voiture. Celle-ci voyage d’une médiathèque à l’autre. Elle recèle de vrais trésors … les précieuses réservations des lecteurs.

A ce propos, savez-vous que les réservations peuvent se faire aussi de votre domicile via le site de la Médiathèque ?

Ne soyez pas timides. Enregistrez au plus vite votre réservation en un clic, et croyez moi, l’embarquement sera immédiat !

Patricia

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Le jargon du bibliothècaire : S.O.S fantôme !

Wednesday 30 May 2007

Ah ! vous revoilà petit canaillou… l’Enfer ne vous a donc pas suffit ? Vous en redemandez ? ! Très bien, vous allez être satisfait et croyez-moi, vous pouvez commencer à trembler !

Aujourd’hui, je voudrais vous parler des fantômes en bibliothèque. Pas n’importe lesquels… Dans notre profession nous les côtoyons quotidiennement et il est vrai que nous redoutons de nous retrouver seul le soir, après la fermeture dans ce lieu désert…
Il nous arrive aussi d’entendre de drôles de bruits, de curieux grincements, des bruits de chaînes…sans parler des ouvrages que l’on retrouve, certains matins, complètement déclassés, ou tombés d’une étagère…

Ca vous dit une petite nuit seul, enfermé dans cet antre ? Juste une nuit… non ? Ben alors, vous baissez les bras, je vous pensais plus audacieux ! Comment ? Vous êtes d’accord pour passer la nuit mais à la condition d’être armé ? Mais vous êtes malade ! ! ! Personne ne tirera sur nos fantômes. Oh, regardez, en voilà un justement… Admirez son profil gracieux, sa légèreté… Comment vous ne le voyez pas ? Il est petit certes, mais quand même ! Attendez, je vais vous en montrer un autre, plus imposant, mais ne tremblez pas comme cela, vous allez l’effrayer… Regardez-le, oh comme il est chou ! ! ! Ben faites pas cette tête là, alors ? !

Je vous l’ai dit la dernière fois, nous ne sommes pas à la « foire du Trône » ici, et nul doute possible, aucun train de la mort ne foulera le sol de ce temple de la culture. Ben, oui, je l’avoue, un fantôme ici n’est rien d’autre qu’une photocopie collée sur un carton, mise à la place d’un cédérom par exemple, en accès indirect pour éviter les vols, par exemple !
Un fantôme, en fait, n’est qu’un petit repère en bois, carton, plastique qui remplace en rayon, un ouvrage provisoirement absent ! ! !

Désolée, mais je ne peux m’empêcher de vous faire marcher, j’adore votre trombine quand vous vous liquéfiez !

Ariane

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Le jargon du bibliothècaire : De l’Enfer au Précieux

Thursday 24 May 2007

Entrez, entrez dans notre enfer… sentez vos poils se dresser d’effroi, vos jambes se dérobent sous votre poids, non pas à cause de votre surcharge pondérale, mais tout simplement parce que vous mourrez de peur.
Ecoutez les portes de l’Enfer grincer subtilement, juste assez pour vous flanquer la trouille du siècle.

Vous avez peur ? C’est bien, c’est ce que je souhaite… Non ! N’allumez pas la lumière, ne dévoilez pas tout de suite la couleur de l’Enfer. Respirez, humez… que sentez vous ? Une odeur de chaud ? C’est bien, vous vous en sortez bien pour l’instant. Avancez, allez un effort, la trouille vous cloue sur place ? Petit rigolo… quand on insiste pour visiter l’Enfer il faut y être préparé.

Allez, allumez maintenant, vous me faites perdre mon temps avec vos simagrées. Allumez ! clic Vous avez l’air surpris ? Déçu même. Ben à quoi vous attendiez vous, nous sommes dans une bibliothèque pas au musée Grévin.
Oui c’est cela notre enfer… une réserve d’ouvrages rares, anciens et précieux… censurés dans les siècles passés car réputés contraires aux bonnes mœurs. Des ouvrages érotiques comme celui-ci « l’éloge des tétons », ravissant n’est-ce pas ?, Ici vous trouverez les ouvrages de Sade et par là bas le Kama Soutra…
Sachez que certaines bibliothèques ont encore un Enfer… à Romans non, mais la Bibliothèque Nationale en a 1730 titres, Lisieux une soixantaine…
Allez, ne soyez pas si bougon, promis, la prochaine fois je vous ferai vraiment peur, vous savez ce qu’est un fantôme ? En êtes vous si sûr ?

Ariane 

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Jargon du bilbiothécaire , le bulletinage…

Friday 23 March 2007

Opération de pointage des périodiques auxquels la bibliothèque est abonnée, au fur et à mesure de l’arrivée des numéros ou fascicules (dixit « le métier de bibliothécaire).
Vous avez compris? Ha, alors vous êtes bibliothécaire ! Vous n’avez pas compris ? Alors vous êtes un de nos chers lecteurs… oui, je vais vous expliquer, mais laissez moi le temps de m’organiser, c’est tellement complexe.

Commençons par le début. Une bibliothèque a des lecteurs, elle met à sa disposition divers ouvrages… et une bibliothèque s’abonne à des revues, quotidiens, mensuels etc. et tout cela pour vous permettre de vous tenir au courant de l’actualité, de vous divertir et de vous cultiver. Donc pour faire bref, un périodique est une revue qui revient périodiquement selon son mode de périodicité. Ca y’est tout s’éclaire ?!

Oui, et bien tant mieux, parce que pour moi c’est le moment de la grande angoisse qui arrive, au moment même où le facteur pointe le bout de son nez dans notre bureau. Il nous amène l’équivalent d’un peu plus de 80 abonnements (nous sommes une petite bibliothèque, je vous le rappelle) autant vous dire que sur une année ça pèse lourd… donc notre gentil facteur arrive, avec son grand sourire et les bras chargés de nos revues, il ouvre la porte et pose le courrier sur mon bureau et là…. Bzzzzzzzzzzzzzzzzzz, les abeilles arrivent.
Les corps de mes collègues s’entrechoquent, c’est à celle qui arrivera la première pour découvrir les nouveaux numéros, les revues voltigent de main en main, elles se bousculent, elles crient… « mais qui a pris le dernier Nouvel Obs ? Où est Télérama ? » j’ai même entendu des menaces gravissimes un jour… ça fait pas rire l’arrivée du facteur à la monnaie, faut être costaud pour assurer le bulletinage ! Le plus dur est de retrouver toutes les revues subtilisées par les collègues et là c’est la galère, alors les cheveux en bataille et un peu débraillée (je vous rappelle que c’est précisément sur mon bureau que le courrier était et j’ai vécu le drame, la folie devrais-je dire de plein front) je pars faire le tour des bureaux, paniers, sacs plastiques et je récolte les périodiques du jour.
Enfin, je m’installe à mon bureau, clic sur Aloès, gestion du catalogage et j’enregistre dans la base de données de notre serveur le courrier.

Voyez c’est simplement cela le bulletinage ! Ca vous tente ?

Ariane

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Je vous dis cote !

Thursday 26 October 2006

Quand j’entends mes collègues dire « mais t’as pas mis la gommette ? » ou alors « je mets une gommette de quelle couleur ? » ou encore , « mais il est où le classeur à gommettes ? »… j’ai honte pour elles ! Vingt ans dans le métier et elles confondent encore cote et gommette.

Je me rappelle à la maternelle on faisait des petits dessins avec des gommettes de couleur mais c’était une autre époque … Allons les filles un peu de professionnalisme ! Ce que vous appelez gommette n’est autre qu’une cote ! Et une petite cote est essentielle dans une médiathèque, sans elle, pas de localisation d’ouvrage possible… Imaginez des étagères avec des livres sans aucun rapport les uns avec les autres, imaginez le travail pour retrouver un ouvrage réservé ? Sans cote ce serait la panique.

Cette petite cote, qu’elles n’osent nommer, on lui doit le respect. Située sur la tranche du livre elle vous indique que vous êtes bien au bon rayon, que les livres rangés sur cette étagère parlent bien du même sujet… Et si vous aimez la poésie suivez la cote 841, vous rêvez de faire un bon gâteau pour l’anniversaire de votre enfant rendez-vous au rayon pâtisserie des 641… voyez comme la cote nous rend service, nous simplifie la vie !

Maintenant que les choses sont claires il me reste à convaincre mes chères collègues que tapées à l’ordinateur, les cotes sont bien plus lisibles… rude affaire !

Ariane 

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Ca fait peur non ?

Wednesday 6 September 2006

Vous arrivez à la bibliothèque dans vos petits souliers car les documents que vous avez sous le bras ont largement dépassé la date de prêt autorisée ! Honte sur vous cher lecteur…
Et voilà la bibliothécaire qui rentre vos livres. Aucune remarque de sa part… vous vous relâchez un peu, pas de remontrance, pas de leçon de morale, cela vous aide à vous décontracter complètement. Et c’est soulagé que vous partez en quête de nouveaux ouvrages… mais cher lecteur, ce que vous ne savez pas encore est que le pire est à venir !

Bref, tranquille et serein vous regagnez la sortie, via l’enregistrement de votre bagage culturel. Là une charmante et jolie bibliothécaire vous accueille (elles sont toujours sympathiques en sortie, c’est une technique stratégique, cela vous permet de garder une image positive de la Médiathèque). Elle passe votre carte devant la scanette, et là, d’un coup d’un seul, un message rouge apparaît, un message absolument terrifiant qui vous fait lever les poils sur les bras :

LECTEUR PIEGE

En un éclair, le monde s’écroule, les vitres de la bibliothèque volent en éclat, un raz-de-marée envahit le lieu, le plongeant dans le chaos. Vous blêmissez, prêt à vous protéger de l’imminente explosion de l’ordinateur où clignote en lettre rouge, du 48 sur l’échelle d’ Arial : Lecteur piégé ! Ca fait peur non ?

Hé oh ! Réveillez vous, c’etait un cauchemar… vous n’êtes pas le héros de mission impossible, vous êtes simplement à la médiathèque et le message qui s’affiche nous indique simplement que vous avez rendu vos livres en retard et que vous risquez d’avoir une amende. Le terme est barbare et les caractères disproportionnés, c’est vrai mais il en est de même pour les livres, on les piège aussi quand ils ne peuvent pas séjourner chez vous, parce qu’ils sont à la reliure, ou qu’ils nous sont nécessaires pour une animation.
Allez, ne vous en faites plus mais la prochaine fois… non je ne vous ferai pas de leçon de morale, nous savons à quel point vous aimez lire et que le temps passe vite !

Ariane

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Jargon du bibliothècaire : Butiner

Wednesday 19 July 2006

Butiner : Le plus beau terme technique du métier de bibliothécaire.

Il désigne les lecteurs qui vont, sans but précis, glaner des livres dans la bibliothèque. C’est parce que j’ai moi-même beaucoup déambulé et butiné que je suis devenu bibliothécaire.

Le butineur est à l’opposé du lecteur qui arrive avec sa liste de titres ; il vaque dans les rayons, prêt à se laisser surprendre. Comme une abeille dans un champs de fleurs, le butineur puise de ci de là le nectar de sa pensée.

Caractère principal du butineur : CURIEUX

 Jérémy

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Le jargon du bibliothècaire : le desherbage ?

Thursday 8 June 2006

une tâche que les bibliothécaires adorent ou détestent… mais qui s’avère surtout indispensable pour les bibliothèques qui s’ouvrent sur l’extérieur-on les appelle des bibliothèques hors les murs !

Eh oui, ces bibliothèques, à force de gambader finissent toujours par être envahies d’herbes folles !

Isabelle

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Le jargon du bibliothècaire : AQC, AC ?

Wednesday 10 May 2006

1 AQC, 1 AC : derrière ces termes barbares se cachent les petites fourmis de la bibliothèque qui vous accueillent, vous conseillent, vous guident.
Oui c’est beau, mais il faut noter que ces fourmis s’appellent assistant de conservation du patrimoine et des bibliothèques, ce qui donne un sens tout particulier à leur fonction : conserver le patrimoine…….ici, l’important c’est de le diffuser au plus grand nombre ce patrimoine!

Odile

Technorati

Le jargon du bibliothécaire : l’estampillage

Thursday 4 May 2006

J’estampille, tu estampilles, nous estampillons tous ici et sauvagement.
A peine les nouveautés arrivées, nous nous jetons sur notre petit tampon rond aux couleurs de la bibliothèque et chtak boum, visssssssssssss, chtak boum, visssssssssssss, tchak boum (traduction : ouverture du livre à la page de titre, coup de tampon, page 25 ou 77 ou 99, coup de tampon, page ou figure l’achevé d’imprimé, coup de tampon).

La bibliothèque dans ces moments de furie ressemble à un bureau de poste occupé à oblitérer le courrier, sauf qu’à la bib Monnaie on est jamais d’accord sur le numéro de la page à estampiller ! Ca crée des tensions énormes, forcément il n’y en a pas un, ici, qui vient de la même école !

Ariane

Technorati ,

Le jargon du bibliothècaire : le fonds

Monday 3 April 2006

Non, non, vous ne rêvez pas, notre fonds à nous s’écrit avec un “s”. Pourquoi ? Pas la moindre idée. Peut être tout simplement parce qu’il contient tellement de richesses qu’il méritait bien ça.
Un fonds de livres est l’ensemble des livres présents dans la bibliothèque.

Odile

Technorati ,

Les adeptes de Dis Ouais

Friday 31 March 2006

“La médiathèque est un lieu extraordianire ! Tu as toute la culture à portée de main. Tu tends le bras droit et pof, tu touches le dernier Dan Brown. Tu tends le gauche, bing, c’est le dernier album de Camille qui t’éffleure les doigts ! Je te le dis, un monde extraordinaire”. Tout comme vous, j’avoue que je suis resté assez circonspect devant de tels arguments. “Attends, ils ont même l’Equipe en accés libre !!” Ma foi, un endroit qui propose de lire l’Equipe en accés libre ne peut être mauvais.
Alors je suis allé à la médiathèque. Et là que ne fut pas ma surprise ! De la lumière, des plantes vertes, des bibliothècaires souriantes, de la musique, des ordinateurs et des livres. Plein. Même pas cachés derrière des portes vitrées. Non, non, des bouquins, des vrais. Ceux que l’on peut prendre, feuilleter et reposer sans déranger la moindre personne. Comme si c’était MA bibliothèque. Et c’est pareil pour les revues, les BD … Un truc m’a quand même intrigué. Sur la tranche de chaque livre, il y a un code apparemment secret. Un machin vraiment ésotérique dont seules les bibliothécaires semblent avoir la clef : 793.33 ou encore 870.30. Intrigué, je pars aux renseignements.
“- C’est une cote Monsieur !
- Ah ! Une côte “. Voila une réponse qui tombait à plat !
” - Nous l’établissons à partir de la classification décimale de Dewey.
- Dis ouais ?
- Oui Monsieur, Dewey. Ce monsieur a classé tous les champs de la connaissance en attribuant un numéro à chaque discipline. 800 pour la littérature, 700 pour les Arts … que l’on a décliné par la suite. 710 pour les arts du paysage, 720 architecture ….
Pour les Romans, nous avons un autre procédé. R signifie Romans et les trois lettres en dessous sont les trois premières lettres du nom de l’auteur.”
J’étais sincèrement impressionné. Bibliothécaire est donc un vrai métier !!
Et je suis reparti, content de faire un peu partie du club très fermé des adeptes de Dis ouais….. Mais quand même Dis Ouais , c’est un drôle de nom !

Lionel

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